Depuis le 1er janvier, la RE 2020, s’applique aux logements neufs. Suivront les bâtiments de bureaux et d’enseignement au 1er juillet et les autres bâtiments tertiaires un peu plus tard. Le FILMM (Syndicat national des fabricants d’isolants en laines minérales manufacturées) a édité une brochure spécifique.

Selon la nouvelle brochure éditée par le syndicat national FILMM, la RT 2012 et RE 2020 visent toutes deux la sobriété énergétique et se basent sur la même méthode pour le calcul de l’indicateur Bbio (Besoins bioclimatiques). Mais la RE 2020 renforce le Bbio max, le seuil maximal à ne pas dépasser, de 30 % pour les maisons individuelles et de 25 % pour les bâtiments collectifs. En RE 2020, les résistances thermiques (en m2. K/W) restent à 4 pour les planchers bas mais passent de 4 à 8 pour les murs et de 8 à 10 pour les toitures.

Sur le volet des consommations d’énergie (chauffage, refroidissement, ECS, éclairage, auxiliaires…), la RE 2020 ajoute l’éclairage des parties communes, les consommations des parkings, ascenseurs et autres escaliers roulants. De même, elle intègre le besoin de refroidissement dès que le nombre d’heures d’inconfort lié aux fortes chaleurs dépasse 350 degrés heures (350 DH). De plus, la production d’énergie produite sur le bâtiment n’est déduite qu’à hauteur de son autoconsommation. Par ailleurs, le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité baisse de 2,58 à 2,3 kWhep/m²/an. En outre, le contenu en GES (gaz à effet de serre) de l’électricité utilisée pour le chauffage baisse de 210 g à 79 g CO2/kWh pour la RE 2020. En confort d’été, la RE 2020 fixe deux seuils pour l’indicateur DH : inférieur à 350 heures (RE 2020 respectée, bâtiment confortable) ; supérieur à 350 heures mais inférieur au DH max (RE 2020 respectée mais ajout d’un forfait refroidissement à la consommation d’énergie primaire non renouvelable).

Sur le terrain de la lutte contre le changement climatique, la RT 2012 a permis aux bâtiments de consommer en moyenne 4 fois moins d’énergie. De son côté, la RE 2020 ajoute deux indicateurs d’impact carbone : ‘‘IC énergie’’ pour l’énergie consommée durant l’utilisation du bâtiment et ‘‘IC construction’’ pour l’ensemble des produits et équipements du bâtiment, pour l’aménagement de son implantation et pour les consommations liées au chantier (énergie et eau).

Tous les trois ans (en 2025, 2028 et 2031), les seuils de ces deux indicateurs seront durcis.

Autres indicateurs informatifs : le calcul de l’impact du bâtiment sur son cycle de vie(extraction des matières premières, fabrication des matériaux, construction, utilisation/exploitation, fin de vie) ; et la quantité de carbone stockée dans le bâtiment.

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