Alors que la deuxième phase du plan d’électrification est lancée, la Capeb alerte sur le développement des offres intégrées de pompes à chaleur. Elle refuse que les entreprises artisanales soient réduites à un simple rôle de poseur.
Équipement, installation, fourniture d’électricité, financement, maintenance… Les offres intégrées de pompes à chaleur promettent de simplifier le parcours des ménages. Mais pour la Capeb, cette simplification ne doit pas conduire les grands opérateurs à concentrer entre leurs mains la relation commerciale, le choix des équipements et la fixation des prix.
Car le rôle de l’artisan ne se limite pas à installer un équipement. Il diagnostique le logement, conseille le client, dimensionne la pompe à chaleur et adapte les travaux à l’existant. Désembouage, calorifugeage ou adaptation du système de chauffage peuvent notamment être indispensables pour assurer la performance et la durabilité de l’installation.
Préserver l’indépendance des entreprises
Autre inquiétude : le modèle économique. La Capeb redoute que des prix et conditions d’intervention définis en amont, sans tenir compte des réalités de chaque chantier, ne compriment les marges des entreprises et ne fragilisent la qualité des installations. Elle demande donc davantage de transparence sur la rémunération des artisans, les coûts couverts et les obligations qui leur sont imposées.
L’enjeu est également de préserver leur indépendance : liberté de fixer leurs prix, de choisir les équipements et de conseiller leurs clients en fonction de leurs besoins réels.
Des partenaires, pas de simples exécutants
La Capeb ne s’oppose ni aux offres intégrées ni au développement des pompes à chaleur. Elle défend en revanche des partenariats dans lesquels les artisans conservent pleinement leur expertise, leur capacité de conseil et une rémunération cohérente avec le travail réalisé.
Elle appelle également les pouvoirs publics à garantir une égalité de traitement entre les entreprises artisanales, qu’elles participent ou non à un consortium. Pour la Capeb, la transition énergétique ne pourra réussir durablement si ceux qui réalisent les chantiers deviennent de simples exécutants des stratégies des grands opérateurs.
Dominique Parravano






















