Le Sénat a frappé un nouveau coup dur pour l’artisanat du bâtiment en votant, le 21 novembre, la suppression des exonérations de cotisations sociales sur les apprentis. Une décision qui fragilise l’attractivité des métiers et pèse sur les entreprises artisanales déjà confrontées à une baisse d’activité et à des difficultés de recrutement.
L’Assemblée nationale s’était pourtant exprimé à l’unanimité en faveur de la mesure. Vendredi 21 novembre, le Sénat a voté pour la suppression des exonérations de cotisations sociale sur la rémunération des apprentis, soit l’article 9 du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026. Pourtant, pour garder l’apprentissage attractif et soutenable pour les entreprises, cette exonération est indispensable, et la Capeb réaffirme la nécessité de préserver un cadre stable et incitatif.
Des conséquences néfastes qui seraient immédiates
Cette décision aura pour conséquence une diminution immédiate du salaire net perçu par les apprentis, nuisant ainsi à l’attractivité des métiers du bâtiment, pour lesquels l’apprentissage constitue une voie d’accès privilégiée, au moment où le secteur doit recruter massivement pour répondre aux besoins de rénovation énergétique et d’entretien du cadre de vie.
Les entreprises artisanales, déjà confrontées à une baisse d’activité et à des tensions de recrutement inédites, ne pourront absorber durablement un renchérissement des coûts de formation ou une baisse d’attractivité pour les jeunes.
La CAPEB réitère sa proposition de concentrer l’accompagnement public sur les entreprises de moins de 50 salariés, qui forment l’immense majorité des apprentis et assurent la transmission des savoir-faire indispensables à la continuité de la filière.




















