L’Iris-ST, en partenariat avec la Capeb, la CNATP et l’OPPBTP, vient de publier la sixième édition de l’Observatoire des formations à la prévention portant sur les chiffres 2017.

Avec une hausse de 2 %, la formation à la prévention reste le premier domaine de formations suivi par les actifs de l’artisanat du BTP en 2017 et représente 50 % des formations suivies. Accusant une baisse de 6 %, les formations techniques occupent la deuxième place du podium (36 % des formations). Ce recul s’explique par une forte diminution des formations “RGE” (- 25 %) et des formations liées à l’accessibilité (- 33 %). Les formations à la gestion stagnent par rapport à 2016 et se classent en troisième position (14 % des formations suivies).

Les formations liées à l’électricité

Les formations prévention les plus suivies restent les formations obligatoires : la conduite d’engins, l’électricité, le travail en hauteur et le secourisme. Seules les formations liées à l’électricité affichent une forte hausse de 39 % par rapport à 2016 qui s’explique par l’entrée en vigueur de la réglementation DT-DICT au 1er janvier 2018 avec l’obligation pour les personnes travaillant à proximité des réseaux d’être formées et de détenir l’AIPR (autorisation d’intervention à proximité des réseaux). Les autres formations obligatoires à la sécurité sont en baisse.

Malgré des chiffres encourageants en matière de suivi des formations sécurité, l’Observatoire révèle un faible suivi des formations non obligatoires et qui concernent des risques ayant des effets différés sur la santé (risque chimique, contraintes physiques). Des chiffres à déplorer, car les contraintes physiques représentent, par exemple, un enjeu majeur pour améliorer les conditions de travail sur les chantiers.

Les salariés représentent 94 % des stagiaires

Comme les années précédentes, les formations à la prévention sont en grande majorité suivies par les salariés qui représentent 94 % des stagiaires formés à la prévention. Les chefs d’entreprise ont tendance à privilégier la formation de leurs salariés. Les stagiaires sont principalement des hommes (98 %) et les tranches d’âge moins de 20 ans à 30 ans et 31 ans à 40 ans sont les plus impliquées.

N’hésitez pas à découvrir tous les résultats de cet Observatoire sur le site de l’Iris-ST (www.iris-st.org) onglet “Études”.

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