Pour Jean-Christophe Repon, la présidence de la Capeb n’a jamais été un parcours apaisé. Ses deux premiers mandats se sont déroulés au rythme des crises, des secousses économiques et d’un contexte politique instable, laissant peu de place à la sérénité. Il s’apprête désormais à briguer un troisième et dernier mandat le 23 avril 2026, à la tête de la première organisation représentative des 526 000 entreprises artisanales du bâtiment. Une nouvelle séquence qui, déjà, s’annonce très chahutée pour le secteur de l’artisanat.
Depuis 2020, le quotidien de la Capeb s’est écrit au rythme des secousses. Crise sanitaire, flambée des coûts de l’énergie et des matériaux, inflation persistante, recul de l’activité dans le bâtiment, instabilité politique : les deux premiers mandats de Jean-Christophe Repon ont été marqués par une accumulation de chocs successifs. Une période qui a davantage ressemblé à une gestion de crise permanente qu’à une trajectoire linéaire.
Un troisième mandat dans un climat encore incertain
C’est dans ce contexte qu’il se représente, avec l’ambition de prolonger l’action engagée et de porter plus fortement la voix des artisans dans le débat public.
À l’approche des échéances présidentielles, la Capeb entend en effet peser davantage sur les politiques du logement, de la rénovation énergétique et du soutien aux petites entreprises. Car les enjeux dépassent largement le seul cadre professionnel : ils touchent à l’équilibre des territoires et à la vitalité de l’économie locale.
Quatre priorités pour un secteur en mutation
La feuille de route reste structurée autour de quatre axes : la reconnaissance du rôle central des artisans dans la transformation du bâti existant, la sécurisation du modèle économique des petites entreprises, le renforcement de l’attractivité des métiers auprès des jeunes, et l’accélération de la transition énergétique portée sur le terrain par les entreprises artisanales.
Les artisans, colonne vertébrale des territoires
Pour le président de la Capeb, les artisans incarnent un modèle de proximité et d’agilité, indispensable à la vitalité économique des territoires. Petites structures, forte réactivité, ancrage local : autant d’atouts qui en font des acteurs essentiels des transitions en cours.
Un mandat qui s’annonce sous pression
Le mandat qui s’ouvre ne sera pas le plus simple. Entre les échéances présidentielles à venir et une conjoncture économique toujours dégradée pour le secteur du bâtiment, Jean-Christophe Repon devra composer avec un environnement politique incertain et une crise qui continue de fragiliser les entreprises artisanales.
Dominique PARRAVANO






















