
Face au changement climatique et à l’évolution réglementaire, les acteurs du traitement des eaux de la parcelle appellent les entreprises du bâtiment à s’emparer du marché de la gestion décentralisée de l’eau.
Historiquement conçus pour évacuer au plus vite les eaux pluviales vers les réseaux collectifs, les aménagements du bâtiment doivent désormais intégrer une logique inverse. Les impératifs climatiques, les arrêtés sécheresse et les risques d’inondation imposent de capter, stocker et valoriser l’eau directement à la parcelle.
Deux marchés porteurs
La transition hydrique ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour les artisans autour de deux gisements principaux. D’une partie, l’installation de cuves de stockage dimensionnées pour alimenter les usages non potables, comme l’arrosage ou les sanitaires, constitue un mécanisme de plus en plus soutenu par les collectivités. D’autre part, le recyclage des eaux grises issues des douches et lavabos, encadré réglementairement depuis 2024, permet de diviser par deux la pression sur la ressource.
Le piège du greenwashing
L’Atep (acteurs du traitement des eaux de la parcelle) met en garde contre les solutions superficielles, telles que la pose de microcuves saturant dès les premiers orages ou la déconnexion de gouttières sans diagnostic préalable du sol, notamment en zone argileuse. L’organisation préconise une approche rigoureuse fondée sur le dimensionnement et la labellisation, notamment grâce à la certification Qualipluie.
Un secteur en expansion
Porté par les évolutions réglementaires et la demande croissante des maîtres d’ouvrage, ce marché en pleine mutation incite les communes à intégrer ces critères dans les marchés publics. Pour les entreprises du secteur, l’acquisition de ces compétences techniques représente un levier de différenciation et de compétitivité à court terme.
Retrouvez l’ATEP aux Rencontres des métiers du bâtiment
organisées par la Capeb du 24 au 26 juin 2026
au parc Chanot à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Stand : A20






















