Dans une lettre ouverte cosignée par les acteurs de la filière, cette dernière s’insurge contre la suppression du geste isolation des murs dans la version de MaPrimeRénov’ de 2026.

 

C’est tout simplement incompréhensible pour la filière de l’isolation intérieure du bâtiment. Dans une lettre ouverte publiée le 12 septembre, cosignée par l’Association des industries des produits de construction (AIMCC), la Capeb, la FFB – Métiers du plâtre et de l’isolation, ainsi que le Syndicat national des fabricants d’isolants en laine minérale (Filmm) et le Syndicat National des Industries du Plâtre (Snip), les acteurs critiquent unanimement la suppression du geste d’isolation des murs dans la version remaniée de MaPrimeRénov’ effective en janvier 2026. En effet, juste avant sa chute, le gouvernement Bayrou a publié un décret le 9 septembre 2025 changeant les conditions d’attribution de la principale aide à la rénovation énergétique.

Non-sens environnemental et économique

Pour la filière, c’est la colère et l’incompréhension : « Cette mesure ne répond ni aux ambitions de décarbonation de la France, ni à la nécessité de promouvoir un véritable parcours de rénovation énergétique des logements cohérent et efficace. » L’isolation des murs permet de réduire jusqu’à 25% les déperditions thermiques, et constitue l’un des gestes de rénovation le plus efficace. Puis, cette mesure pourrait avoir des répercussions économiques, avec une désorganisation du marché et une perte massive d’activité pour les entreprises du bâtiment.

Une demande solennelle

Les acteurs rappellent aussi que l’isolation des murs est une porte d’entrée privilégiée aux rénovations globales par geste que la filière demande. « Aussi, nous demandons solennellement au nouveau Premier ministre et à son futur gouvernement la révision rapide de ces textes réglementaires et appelons à inscrire la politique de rénovation énergétique dans un cadre durable, lisible et stable, garant de la confiance des ménages et de la mobilisation des professionnels. »