L’OPPBTP, en partenariat avec la Capeb, a testé différents équipements d’assistance dont la fameuse ponceuse “girafe” et un exosquelette afin d’aider les peintres à travailler plus confortablement et en sécurité. Elle livre aux entreprises des recommandations pour utiliser efficacement ces équipements.
Travailler un plafond, c’est le cauchemar de tout peintre : tête renversée, bras levés, douleurs dans le dos et les cervicales à la clé. Pour alléger ces douleurs du quotidien, l’OPPBTP s’est penché en partenariat entre autres avec la Capeb sur des solutions concrètes. Son étude, menée sur les tâches les plus physiques – ponçage, enduisage et application de la peinture – met en lumière les bénéfices de ces équipements d’assistance. En particulier, l’exosquelette, qui soutient les bras et limite la fatigue musculaire, pourrait bien révolutionner la façon de peindre sans se briser le dos.
Une panoplie d’équipements
Les experts de l’OPPBTP ont ainsi retenu certains équipements, parfois associés entre eux, à commencer par la ponceuse girafe avec ou sans dépression. Ce système crée un effet ventouse au plafond qui soulage le porteur. Puis, il y a l’exosquelette passif non motorisé d’assistance aux épaules pour les travaux « bras en hauteur », avec soutien cervical, ainsi que l’exosquelette passif de soutien cervical dynamique. Enfin, le traditionnel rouleau à perche a aussi été étudié, ainsi que le plus moderne pistolet de pulvérisation de type airless. Pour les tester, les experts ont suivi des artisans réalisant des travaux de peinture dans deux chantiers de logements collectifs, et ont comparé différentes situations et configurations d’équipement.
Une fatigue amoindrie
Le verdict est sans équivoque : ces équipements se révèlent précieux dès qu’il s’agit d’intervenir sur de larges surfaces au plafond. Deux dispositifs tirent particulièrement leur épingle du jeu : la ponceuse « girafe » à dépression et l’exosquelette d’assistance pour les travaux bras levés, doté d’un soutien cervical. Les artisans interrogés observent ainsi une nette réduction de la fatigue, encore plus marquée lorsque les deux équipements sont combinés. L’exosquelette avec soutien cervical dynamique seul est aussi un bon compromis en termes de réduction de fatigue et facilité d’utilisation.
L’application des produits par projection airless est quant à elle beaucoup plus rapide et soulage en même temps l’opérateur. Cependant, la perche et le rouleau traditionnels, s’ils demandent plus d’efforts pour une application au plafond, peuvent parfois être préférés lorsque la mise en place des protections nécessaires pour le pistolet airless prennent trop de temps.
Malgré tout, ces équipements ont évidemment des limites sur des chantiers. Pour les exosquelettes, ils ne sont efficaces que dans certaines situations, notamment pour des travaux de peinture sur de grandes surfaces au plafond. Ils sont aussi généralement inadaptés pour des travaux de précision et sur les murs. La girafe à dépression est quant à elle lourde et encore peu utilisée chez les peintres, le rouleau inadapté pour les petites pièces et le pistolet airless pour les travaux de rénovation chez les particuliers.
En définitive, les exosquelettes offrent de réels bénéfices aux peintres, à condition de les utiliser dans les bonnes situations. Tout l’enjeu est de choisir, chantier par chantier, l’équipement adapté sous peine de transformer une aide en contrainte.
5 étapes pour utiliser ces équipements
- Identifier les besoins d’assistance en fonction de la situation, et prendre en compte les choix, avis et expériences des utilisateurs
- Prévoir une phase d’appropriation des équipements pour les artisans
- Adapter l’organisation du chantier pour optimiser leur utilisation
- Sélectionner les chantiers adaptés pour éviter des usages infructueux
- Entretenir et régler régulièrement les équipements
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