Devenu Paris Builders Show, l’événement se veut international, stratégique et fédérateur, pour penser le bâtiment autrement, de la construction à la rénovation, et peser dans le débat économique et politique.

Ce n’est pas un simple changement de nom. Le Mondial du Bâtiment devient Paris Builders Show et assume une mue stratégique : parler au monde, peser dans le débat économique et politique, et structurer une filière en pleine transformation. Derrière le nouveau nom, une ambition claire : faire de Paris la capitale internationale du bâtiment en mouvement.

Une rupture assumée

Pendant des décennies, le Mondial du Bâtiment a été une marque solide, presque institutionnelle, portée par trois piliers : Batimat, Idéobain et Interclima. Aujourd’hui, le changement de dénomination marque une rupture. Paris Builders Show ne se contente plus de juxtaposer des salons : il se présente comme un rendez-vous mondial de référence, capable de fédérer toute la chaîne du bâtiment autour d’une vision commune.

Le vocabulaire change : il n’est plus seulement question de tendances ou d’innovations, mais de transformation des modèles. Dans un contexte de mutations économiques, réglementaires et climatiques, le bâtiment devient un système vivant, stratégique et évolutif.

Une architecture événementielle repensée

Du 28 septembre au 1er octobre 2026, le salon investira cinq halls de la Porte de Versailles, avec l’ambition de rassembler plus de 135 000 participants, français et internationaux. Le socle historique demeure : Batimat, Idéobain et Interclima. Mais l’événement s’élargit avec Renodays, désormais annuel, dédié à la rénovation globale, désormais placée au même niveau stratégique que la construction neuve.

Jean-Christophe Repon, le président de la Capeb, le 4 février 2026. © DominiqueParravano

Le bâtiment en mouvement : repenser, restaurer, réinventer

L’édition 2026 s’articule autour d’un fil rouge : « Le bâtiment en mouvement ». Instabilité des marchés, accélération réglementaire, évolution des usages, pression climatique : le secteur est en pleine mutation. Trois axes structurent cette transformation :

  • Repenser : méthodes, métiers, responsabilités. Digitalisation, pilotage par la data, nouvelles gouvernances.

  • Restaurer : faire de l’existant un levier de performance : rénovation énergétique, économie circulaire, réemploi, préservation du patrimoine.

  • Réinventer : réinterroger usages, récits et architecture : habiter autrement, construire autrement, transmettre autrement.

Une ambition internationale

Paris Builders Show assume son virage mondial : bilinguisme, contenus internationaux, et un Builders Roadshow inédit. De février à mai 2026, une tournée traversera l’Italie, le Canada, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, la Tunisie et le Maroc pour capter idées, initiatives et expertises. Objectif : confronter les modèles, comparer les stratégies et replacer la filière française sur l’échiquier mondial.

Peser dans le débat public

Autre signal fort : le Grand Oral Politique, organisé avant l’élection présidentielle. Logement, rénovation, énergie, attractivité des métiers : Paris Builders Show devient un lieu où la filière ne se contente plus de subir les décisions ; elle interroge directement les choix publics.

Plus qu’un nom, un signal

Changer de nom n’est pas cosmétique. Paris Builders Show envoie un message clair : le bâtiment français veut parler d’une seule voix, penser collectif et se projeter à l’international. Dans un secteur fragilisé, soumis à des injonctions parfois contradictoires, l’événement devient un point de convergence stratégique, un laboratoire de réponses et un miroir des tensions. Il ne promet pas de solutions miracles : il propose un cadre pour penser le bâtiment autrement, ensemble, et avec le monde entier.

Dominique Parravano