Les organisations ont signé le 24 octobre au Salon international du patrimoine culturel à Paris une convention afin nouer des liens entre les artisans et les architectes, avec pour objectif de faciliter la conservation et la rénovation du bâti ancien.
Penser avec ses mains, faire avec sa tête. Dans la rénovation d’un bâti patrimonial, il faut autant une vision générale que l’œil expert de l’artisan, qui est au plus proche de la matière. C’est en ce sens que la Capeb et la Cité de l’architecture et du patrimoine ont signé, le vendredi 24 octobre, au Salon international du patrimoine culturel à Paris, une convention. Avec une ambition commune : reconnaître et valoriser le rôle des artisans dans la conservation et la rénovation du bâti ancien. Ce partenariat mobilise également deux autres enjeux : la transmission des savoir-faire, dans laquelle les artisans jouent un rôle central, ainsi que la rénovation énergétique, qui nécessite des techniques traditionnelles et spécifiques.
Quatre axes de collaboration
Afin de renforcer les liens entre les métiers de la conception et ceux de la main, quatre axes de coopération ont été élaborés :
- La valorisation des métiers et des savoir-faire, avec notamment la participation des artisans aux expositions de la Cité à travers des apports en expertise, des dispositifs pédagogiques et des ateliers
- L’organisation d’événements communs, comme des cycles de conférences et des rencontres dédiées aux métiers du patrimoine et à leur rôle dans la transmission culturelle
- La formation et la transmission, avec le développement de modules de formation par l’École de Chaillot et le partage d’expériences entre architectes et artisans sur les territoires
- Enfin, un soutien aux projets de la Cité, qui pourra impliquer des réseaux d’entreprises artisanales et la mobilisation possible de mécénat, notamment de mécénat de compétences.
C’est en ce sens que Jean-Christophe Repon, président de la Capeb, a rappelé que « le patrimoine n’existe que parce qu’il est transmis, restauré, entretenu et habité. Nos artisans sont les gardiens de ce lien entre passé et avenir ». Cette convention vient désormais l’attester.





















