Alors que les défaillances d’entreprises et les suppressions d’emplois se multiplient, la Capeb appelle les parlementaires à un budget 2026 à la hauteur des besoins des artisans du bâtiment. Elle dénonce une politique budgétaire déconnectée du terrain, une gestion incohérente de MaPrimeRénov’ et de nouvelles atteintes à l’apprentissage.
Face à un recul durable d’activité, la Capeb réclame une véritable équité fiscale. Elle salue le maintien dans le PLF 2026 de la baisse de la franchise en base de TVA à 25 000 euros pour les entreprises du bâtiment, mesure essentielle pour lutter contre la concurrence déloyale des micro-entreprises et préserver le modèle artisanal.
L’organisation dénonce en revanche un pilotage purement budgétaire de MaPrimeRénov’, au détriment d’une stratégie de massification de la rénovation énergétique. La Capeb fustige l’exclusion de gestes essentiels, comme l’isolation ou les chaudières biomasse, et annonce une consultation nationale de ses adhérents sur l’avenir du dispositif.
Enfin, elle s’insurge contre la réduction des aides à l’apprentissage, notamment la suppression des exonérations salariales et des soutiens au permis de conduire des apprentis.
« Les orientations prises inquiètent profondément les entreprises artisanales déjà fragilisées. Nous appelons les parlementaires à corriger ces injustices, car nos petites entreprises représentent 96 % du bâtiment français », alerte Jean-Christophe Repon, président de la Capeb.





















