Plus de 30 % des logements français sont encore équipés de doubles vitrages de première génération, devenus obsolètes face aux exigences actuelles de performance énergétique. S’appuyant sur une étude récente, l’UFME appelle à faire évoluer les critères de MaPrimeRénov’ et des CEE afin d’accélérer leur remplacement et réussir la massification de la rénovation des logements.
Le constat est sans appel. Selon une étude menée en 2025 par TBC Innovations pour le compte de VELUX, le parc résidentiel français – maisons individuelles et logements collectifs confondus – compte aujourd’hui 87,2 millions de fenêtres équipées de double vitrage de première génération. Cela représente plus de 30 % des logements.
Installées majoritairement avant les années 2000, ces menuiseries affichent des coefficients thermiques Uw compris entre 3 et 4,5 W/m².K, très éloignés des standards actuels. Résultat : un confort d’hiver et d’été insuffisant et des performances énergétiques incompatibles avec les objectifs de transition écologique.
Faire évoluer les aides pour accélérer la rénovation
Face à cette situation, l’UFME (Union des Fabricants de Menuiseries) appelle à une prise de conscience collective. Pour accompagner la massification de la rénovation énergétique et répondre aux enjeux environnementaux, l’organisation plaide pour une évolution des critères d’éligibilité des aides publiques, notamment MaPrimeRénov’ et les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
Objectif : intégrer explicitement le remplacement des doubles vitrages de première génération dans les dispositifs existants. Une condition jugée essentielle pour enclencher une transition énergétique des logements à la fois rapide, efficace et accessible.
Double vitrage : une génération n’est pas l’autre
Cette position a été portée mi-janvier lors d’un webinaire organisé par l’UFME, en collaboration avec VELUX, la Chambre Syndicale des Fabricants de Verre Plat (CSFVP) et l’Union des Transformateurs de Verre Plat (UDTVP). L’événement, désormais disponible en replay sur le site de l’UFME, a réuni près de 80 participants : entreprises, artisans, bailleurs et institutionnels.
L’occasion de rappeler une distinction clé :
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Le double vitrage de première génération, composé de deux verres float, sans traitement spécifique ;
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Le double vitrage de deuxième génération, qui intègre au moins un verre peu émissif, offrant une isolation thermique nettement supérieure.
Une nuance technique, mais aux conséquences majeures sur la performance globale des bâtiments.
Les menuiseries, un levier énergétique sous-estimé
Souvent reléguées au second plan, les menuiseries constituent pourtant un levier majeur de la rénovation énergétique. Le remplacement des simples vitrages et des doubles vitrages de première génération par des solutions performantes permettrait de réduire significativement les déperditions énergétiques.
Les bénéfices sont chiffrés :
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–27 % sur les besoins en chauffage,
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–18 % sur les consommations d’énergie primaire (pétrole, gaz, charbon),
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–1,2 million de tonnes par an d’émissions de carbone.
Au-delà des économies d’énergie, ces travaux améliorent durablement le confort des occupants, la qualité de l’air intérieur, l’affaiblissement acoustique et contribuent à la pérennité du bâti.
Étude TBC Innovations évaluant l’état du parc existant de fenêtres équipant les logements français en 2025.
Synthèse disponible sur : https://club.ufme.fr/wp-content/uploads/2026/01/SYNTHESE-ETUDE-TBC.pdf
Crédit photo : UFME






















