Après trois années de recul, l’industrie de la préfabrication béton limite la casse en 2025 (-3 % en volume). Si le bâtiment reste à la peine, 2026 pourrait marquer un léger redressement, porté par l’ambition gouvernementale sur le logement.
En 2025, la production de produits préfabriqués en béton recule d’environ 3 % par rapport à 2024, selon l’enquête mensuelle FIB/Xerfi Specific.
Le bâtiment encaisse le choc : -6,3 % en volume. Presque toutes les familles de produits plongent, des entrevous (-7,1 %) aux blocs (-6,8 %), en passant par les poutrelles (-1,8 %) et les prédalles (-2,9 %). Seules les dalles de planchers béton parviennent à surnager (+1,1 %).
Côté travaux publics, la situation est plus contrastée (+2,2 % globalement). Les regards (-8,4 %) et dalles de voirie (-4,4 %) reculent, mais les tuyaux armés (+3,6 %), bordures (+6,6 %) et pavés (+6,1 %) progressent. Bilan : une année en retrait, sur fond de ralentissement généralisé de la construction.
2026 : une éclaircie prudente
Pour 2026, la Commission Économie de la Fédération française des Industriels de la préfabrication Béton table sur une évolution comprise entre 0 % et +3 % en volume. Dans le détail, le bâtiment pourrait rebondir de 3 % à 5 %, malgré une reprise annoncée comme timide. Les travaux publics, eux, resteraient orientés à la baisse (-3 %).
Ces prévisions, établies fin 2025, pourraient être influencées par le plan « Relance Logement » présenté le 23 janvier par le gouvernement, qui vise 2 millions de logements d’ici 2030, soit 400 000 par an dès 2026. Une ambition saluée par la profession, qui y voit un signal positif pour l’ensemble de la filière.
Un poids lourd industriel
La préfabrication béton, c’est 420 entreprises et 655 sites de production en France, pour 2,92 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le secteur représente 17,5 millions de tonnes de produits, 18 500 emplois directs et un maillage 100 % local. Premier employeur de la branche carrières et matériaux de construction, il demeure un pilier industriel, ancré dans les territoires — et suspendu aux dynamiques de la construction.
Dominique Parravano






















