Dans un courrier commun, les Métiers de la couverture-plomberie-chauffage de la Capeb, avec Propellet, le SFCB et le SER, interpellent le Premier ministre. Ils dénoncent fermement la suppression de MaPrimeRénov’ pour les chaudières biomasse. Une décision qui fragilise la filière et prive de nombreux ménages d’une énergie durable et abordable.

Dans une lettre conjointe au Premier ministre, la Capeb, Propellet, le SFCB et le SER s’opposent fermement à la suppression de MaPrimeRénov’ pour les chaudières biomasse, soulignant les risques pour la filière et l’accès des familles à une énergie durable et économique.  Une fin de l’aide officialisée par le décret et l’arrêté du 9 septembre 2025, « incompréhensible pour les professionnels comme pour les ménages », alertent les signataires.

Dans les territoires ruraux, le bois reste l’énergie la plus abordable et pragmatique, offrant une solution fiable et durable pour le chauffage. La suppression de MaPrimeRénov’ prive ainsi des milliers de familles d’un chauffage accessible et écologique.

Une filière déjà fragilisée

Le marché des chaudières biomasse avait déjà été sévèrement touché par les précédentes décisions gouvernementales. La réduction des bonifications des certificats d’économie d’énergie dans le cadre du Coup de Pouce Chauffage avait entraîné une baisse de chiffre d’affaires de 80 % pour certaines entreprises.

Aujourd’hui, cette nouvelle mesure menace de condamner économiquement toute la filière pour une économie budgétaire très limitée – environ 20 millions d’euros.

« Au-delà du signal négatif, cette décision prive les Français d’une énergie peu coûteuse, ralentit la transition des énergies carbonées vers les renouvelables et fragilise l’investissement des professionnels », soulignent les signataires.

Appel à la stabilité et à la responsabilité

Les acteurs de la rénovation énergétique demandent une reprise immédiate de l’aide et appellent à inscrire la politique de rénovation énergétique dans un cadre stable, lisible et durable, garantissant la confiance des ménages et des professionnels.

« Les dirigeants politiques doivent faire preuve de responsabilité envers les acteurs économiques du pays », concluent-ils, rappelant l’importance d’un mix énergétique adapté aux réalités locales et aux besoins des Français.

Dominique Parravano