Ce programme lancé en partenariat entre le CCCA-BTP et l’ensemble des filières du bâtiment vise à cartographier les besoins de compétences par territoire et à mettre en place des dispositifs pour y répondre.

 

Lors d’une conférence le mercredi 8 octobre au salon Renodays, Franck Le Nuellec, directeur du marketing, du développement et de l’innovation stratégique du CCCA-BTP, a présenté le programme Renoboost. « C’est la première fois dans le secteur du bâtiment que les différentes branches du secteur collaborent pour prendre à bras-le-corps le sujet des compétences et des problématiques de recrutement », affirme-t-il. Ainsi, la Capeb, la FFB, la FNTP, le réseau des CERC, Constructys, la Fédération Scop BTP et l’Observatoire des métiers du BTP ont mis leurs ressources en commun depuis le lancement du programme en 2023. Des ressources bienvenues, puisque Renoboost a l’ambition de « passer d’un stade prospectif à prédictif », résume Franck Le Nuellec. Concrètement, les acteurs souhaitent partir des réalités territoriales du bâti pour évaluer les besoins en compétences qui seront nécessaires pour le rénover dans les prochaines années.

Leviers de massification de la rénovation énergétique

Il a donc fallu passer par une première phase de modélisation du bâti des territoires et de récolte d’informations. « Particularité de cette étude : elle est dynamique et sera actualisée tous les ans », précise Franck Le Nuellec. Ainsi, le but est de recenser des réalités économiques, sociétales, mais aussi le pouvoir d’achat, les matériaux disponibles, les enjeux spécifiques aux localités pour chacune des 16 régions françaises. Puis, à partir de ces données, les acteurs pourront élaborer des scénarios afin de détecter les principaux leviers de massification de la rénovation énergétique. Depuis 2024, et après un programme pilote dans la région Grand Est et en Occitanie, Renoboost a pu recueillir les informations nécessaires dans l’ensemble des régions ciblées.

Après la réflexion, l’action !

Ces statistiques complexes n’ont pas pour vocation de se cantonner au monde des experts. « C’est bien de faire des scénarios, mais c’est encore mieux de les mettre en place », s’exclame Franck Le Nuellec. À présent, « nous réfléchissons à des tactiques locales d’attractivité, on travaille sur le dernier kilomètre de formation », ajoute-t-il.
Puis, pour les entreprises, c’est aussi un plus, a rappelé Jonathan Salmon, secrétaire général de la Capeb Île-de-France : « Ça offre de la clarté aux entreprises, et ça leur permet de mieux se situer sur les marchés. »
Renoboost se veut ainsi bon pour les entreprises, bon pour l’emploi, mais surtout bon pour la planète, puisque l’enjeu principal est celui de remédier aux problèmes des passoires thermiques. « Il va falloir pour cela massifier les rénovations des logements E et D et travailler sur l’acculturation des ménages », rappelle Franck Le Nuellec.


Le top 3 des métiers de Renoboost

Les intervenants sur scène ont ainsi comparé les données de l’Île-de-France et de la région Paca. Ainsi, en fonction du nombre de bâtiments, du revenu moyen des ménages, mais aussi des volumes de logements par étiquette de DPE, Renoboost permet de donner un top 3 des besoins en métiers d’ici à 2035.

Île-de-France :

  • 1 : Étancheur

  • 2 : AMO Énergies

  • 3 : MOE – Coordinateur de travaux

Paca :

  • 1 : AMO Énergies

  • 2 : MOE – Coordinateur de travaux

  • 3 : Façadier