Le centre technique a présenté la première certification destinée aux entreprises qui mettent en place des processus de reconditionnement des produits de réemploi du bâtiment, et espère encourager la croissance d’un marché qui cherche encore son modèle économique.
Le CSTB a peut-être levé un des principaux freins à l’utilisation du réemploi. Mardi 25 novembre à Paris, le Centre scientifique et technique du bâtiment a présenté, après trois ans de travail, un système de certification des processus de reconditionnement de produits destinés au bâtiment, appelé ReQPR (Reconnaissance de la qualité des processus de reconditionnement). Concrètement, le CSTB s’engage à certifier les performances et la qualité d’un produit issu de ces processus. L’objectif est triple pour le secteur : définir les bonnes pratiques pour les centres de reconditionnement ; rassurer les maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et artisans ; mais surtout rassurer les assureurs, réticents à se positionner lors de l’utilisation de tels matériaux.
Redonner confiance
Or, comme l’a rappelé Philippe Castanet, directeur général des services au CSTB, « on ne peut pas mettre en place de nouveaux modèles économiques sans instaurer la confiance, que ce soit une confiance assurantielle ou morale ». Et dans un « système économique qui est celui de matériaux neufs, du jetable », souvent moins cher, il est essentiel pour le secteur du réemploi de rassurer. Pour les acteurs spécialisés dans le reconditionnement, c’est donc un bon moyen de faire valoir la qualité de leurs produits, d’y accoler les mêmes garanties assurantielles que les produits neufs, ainsi que les mêmes performances. Pour le CSTB, cette garantie est d’ailleurs un prérequis à la construction de modèles économiques pérennes pour les entreprises spécialisées, puisque cette certification pourrait aider à massifier leur production.
Reste à voir si les centres de reconditionnement s’empareront de cette certification payante.






















