A la suite de l’annonce du maintien du prélèvement de l’impôt à la source, la Capeb s’alarme des conséquences désastreuses d’un tel dispositif pour les entreprises artisanales du bâtiment qui n’ont pas les ressources financières et humaines nécessaires pour endosser la responsabilité de la collecte de l’impôt.

Cette réforme implique des dépenses afin de s’adapter, comme un changement de logiciels informatiques, qui représente plusieurs milliers d’euros d’investissement, et éventuellement la nécessité de suivre des formations. Mais la collecte de l’impôt représente aussi une charge de travail supplémentaire, estimée à une semaine par an en moyenne pour une entreprise de deux à trois salariés, soit une semaine de travail non rémunéré, au détriment des chantiers en cours. Rappelons que 60 % des chefs d’entreprise artisanale travaillent plus de 50h par semaine, souffrent d’un stress important et dénoncent déjà la lourdeur des tâches administratives.

En juin dernier, la Capeb avait publié une lettre ouverte dans le Parisien Aujourd’hui en France pour alerter le Premier ministre et le président de la République et dénoncer les conséquences de cette réforme pour les entreprises artisanales. Rappelons, à ce titre, que les désagréments que subiront les entreprises ne sont malheureusement pas limités à la charge administrative et financière de la collecte de l’impôt. En effet, inévitablement, les chefs d’entreprises des TPE / PME auront à faire face à un risque important de dégradation des relations sociales au sein de leurs entreprises.