Lors d’un événement organisé à l’Académie du climat à Paris le 9 juillet, une vingtaine d’acteurs du secteur de la bâtiment, dont la Capeb Grand Paris, ont signé une charte destinée à rendre la construction et la rénovation dans la capitale plus vertueuse.
Construire et rénover mieux, décarboner et passer d’une économie linéaire à une économie circulaire : c’est en ces termes que la charte « Construire et rénover autrement sur le territoire parisien, de l’économie des déchets à l’économie de la sobriété » peut être résumée. Co-écrite par 20 organisations parisiennes du bâtiments, elle a été signée par ces dernières le 9 juillet 2025 à l’Académie du climat à Paris. Elle a pour but de mettre en pratique la politique de la ville de Paris en matière de construction et de rénovation des logements en impliquant les principaux acteurs, comme la Capeb Grand Paris, les éco-organismes, ou encore l’Agence parisienne du climat.
Trois axes à suivre
Cette charte est constituée de 15 engagements, répartis sur 3 axes : mener des opérationss économes en matières premières, rénover plutôt que de démolir ; soutenir le réemploi, le tri et la valorisation des déchets sur tous les chantiers ; former et communiquer avec les professionnels et les particuliers. Jacques Baudrier, Adjoint à la maire de Paris en charge du logement et de la transition écologique du bâti, que l’objectif « n’est pas qu’il y ait moins d’activité, mais qu’au contraire il y en ait plus. La moitié des logements parisien datent d’avant 1914, il y a donc beaucoup de besoins en travaux. Or, nous avons besoin de rénover, tout en générant moins de déchet, et l’organisation de la filière, comme celle du réemploi, doit nous permettre d’y arriver. »
Pour parvenir à ces engagement (voir lien ci-dessous), et notamment dépasser les 1% de matériaux réemployés dans le secteur du bâtiment, les acteurs ont ciblés six freins majeurs à surmonter : le manque de formation ; la difficulté de stockage sur chantier ; la difficultés des acteurs du réemploi à monter en puissance et leur nombre insuffisant ; le renforcement des connaissances sur le tri des déchets ; l’appréciation négative des clients finaux des produits de réemploi ; et enfin les déchets abandonnés sur la voie publique. Autant de défis que la ville de Paris et les acteurs du bâtiment devront relever.
Consultez la Charte d’engagement





















