Le Conseil a pris acte de ces travaux scientifiquement très rigoureux : « Ils éclairent certains débats techniques et notamment que le changement d’un simple vitrage n’a pas une performance négligeable. L’étude gagnerait à replacer davantage les gestes dans une stratégie plus globale à même de massifier la rénovation. Au-delà d’une valorisation renforcée des gestes les plus performants individuellement, cette stratégie repose aussi sur le soutien aux actions pertinentes pour initier et emmener le particulier vers une rénovation complète : rénovation des parois vitrées, audit énergétique et définition des bons programmes de travaux ou encore accompagnement territorial. Il est reconnu par ailleurs que le confort apporté par une rénovation est un élément décisif (la campagne FAIRE le confirme) que l’étude n’a pas pris en compte. »

Le Conseil regrette que ces travaux soient présentés tardivement, au moment même où le PLF 2019 est discuté : « Une présentation au printemps aurait permis de conduire la concertation que ce dispositif et ses bénéficiaires méritent. Reconduire le CITE à l’identique en 2019 entraînera un frein durable à la rénovation qui désengagera de nombreux acteurs, loin des ambitions du plan rénovation énergétique des bâtiments. »

Le CSCEE travaillera dans les prochains jours pour proposer les rééquilibrages nécessaires au CITE 2019 pour maintenir la dynamique de rénovation avant de conduire une concertation approfondie pour le CITE 2020.

Pour le CSCEE : “Il faut aussi saisir l’opportunité de donner l’ambition et la stabilité nécessaires à ces financements à moyen terme à travers la Programmation pluriannuelle de l’énergie attendue dans les prochaines semaines.