Les incendies qui ravagent plusieurs départements mettent de nombreuses entreprises du bâtiment en grande difficulté. Pour limiter les conséquences économiques, plusieurs dispositifs d’urgence sont désormais mobilisés.
Les images des incendies qui frappent actuellement plusieurs départements français rappellent l’ampleur du drame humain et environnemental. Mais derrière les flammes, c’est aussi toute une économie locale qui vacille. Pour les artisans du bâtiment, les conséquences sont immédiates : chantiers suspendus, évacuations, difficultés logistiques, retards de livraison ou encore impossibilité d’accéder aux sites d’intervention. Dans ce contexte exceptionnel, les pouvoirs publics et les organismes du secteur ont activé plusieurs leviers de soutien.
Des solutions pour préserver la trésorerie
Premier enjeu pour les entreprises touchées : maintenir leur trésorerie. C’est dans cette optique que PRO BTP a annoncé un plan d’accompagnement spécifique destiné aux professionnels implantés dans les zones sinistrées ou concernés par les mesures d’évacuation.
Au programme : annulation d’un mois de cotisations, suppression des pénalités de retard et accompagnement personnalisé pour les entreprises les plus fragilisées. Une réponse qui vise à offrir un peu d’oxygène aux dirigeants confrontés à un arrêt brutal de leur activité.
Le groupe de protection sociale a débloqué un fonds de secours exceptionnel de 5 millions d’euros. Les particuliers sinistrés ou évacués pourront bénéficier d’une aide d’urgence pouvant atteindre 500 euros pour faire face aux premières dépenses.
Quand les flammes arrêtent les chantiers
Les entreprises contraintes de suspendre leur activité à la suite d’une décision administrative peuvent recourir au dispositif d’activité partielle au titre des circonstances exceptionnelles.
Les situations concernées sont nombreuses : interdiction d’accès, évacuation d’une commune, fermeture temporaire d’une zone ou impossibilité d’intervenir en toute sécurité.
Certaines entreprises situées en dehors des secteurs directement touchés peuvent être éligibles si elles démontrent que la baisse d’activité est consécutive aux mesures prises pour lutter contre les incendies.
Le chômage intempéries adapté à la situation
Autre mesure importante : Le réseau CIBTP adapte le dispositif de chômage intempéries. Les entreprises dont les chantiers sont arrêtés en raison des incendies ou des restrictions administratives pourront, dans certains cas, bénéficier d’une prise en charge dérogatoire. Une décision qui tient compte des réalités du terrain, où les fumées, les fermetures de routes ou les évacuations rendent parfois tout simplement impossible la poursuite des travaux.
La Capeb reste mobilisée pour que ce dispositif puisse être renforcé afin de couvrir davantage d’entreprises.
Reports de charges et aides aux indépendants
L’Urssaf propose des reports de cotisations sociales ainsi que la suppression des pénalités de retard pour les entreprises confrontées à des difficultés de paiement.
De leur côté, les travailleurs indépendants peuvent solliciter une aide financière exceptionnelle via le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants. Celle-ci peut atteindre 2 000 euros selon la situation de l’entreprise. Les services fiscaux sont, eux aussi, mobilisés pour examiner les demandes de délais de paiement ou de plans d’apurement lorsque la situation financière le justifie.
Une vigilance qui ne faiblit pas
Pour la Capeb, ces premières annonces constituent une réponse indispensable, mais elles ne suffiront probablement pas si les incendies se prolongent. Elle poursuit ses échanges avec les pouvoirs publics afin d’obtenir des dispositifs encore plus adaptés aux réalités des artisans.






















