En 2025, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a stoppé plus de 21 000 tentatives de fraude aux aides à la rénovation énergétique, représentant 174 millions d’euros d’argent public. Une performance qui illustre la vigilance renforcée autour du dispositif MaPrimeRénov’, au moment où le cadre légal se durcit pour prévenir les abus.

Lors de son conseil d’administration, l’Anah a précisé que 16 % des dossiers sont désormais soumis à des inspections sur place, dépassant l’objectif initial. « La rénovation de l’habitat mobilise des moyens budgétaires considérables et constitue un levier majeur pour la transition écologique », souligne l’agence, qui rappelle que ces aides doivent rester « irréprochables ».

Des fraudes limitées mais systématiquement sanctionnées

Depuis 2020, les demandes frauduleuses représentent 85 millions d’euros sur 19,2 milliards distribués, soit seulement 0,4 % des aides versées. Chaque situation détectée donne lieu à un dépôt de plainte auprès du parquet, témoignant de la fermeté de l’Anah face aux abus. Ces annonces interviennent alors que le procès de sept individus accusés d’avoir escroqué MaPrimeRénov’ pour plus d’un million d’euros se tient actuellement à Paris.

Vers un cadre encore plus strict

Pour limiter les fraudes à l’avenir, l’Anah impose depuis 2026 un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov’ avant tout chantier de rénovation important. L’agence envisage également des mesures comme le « name and shame » et la promotion obligatoire de France Rénov’ par les entreprises de travaux. Une stratégie qui montre que l’argent public et la transition énergétique restent sous haute surveillance.

Dominique PARRAVANO