Au Salon des Maires et des Collectivités locales, la Capeb a martelé un message simple : sans les artisans, pas de dynamisme territorial. Deux tables rondes ont illustré, exemples concrets à l’appui, combien proximité et coopération entre élus et TPE conditionnent l’activité dans les communes, de la métropole aux zones rurales.

Délais de paiement : un enjeu vital.
Sur le stand de l’U2P, la Capeb a rappelé que les retards de règlement étranglent les entreprises artisanales. L’affaire emblématique de Nicolas Pachet – 380 000 € impayés par Nantes Métropole – a illustré le besoin d’une médiation locale renforcée et de pratiques d’achat plus vertueuses. Allotissement, soutien aux groupements d’artisans, recours élargi au gré à gré : autant de leviers défendus face aux élus.

Développement économique : l’exemple Laqueuille.
Une seconde table ronde a mis en lumière un projet exemplaire dans le Puy-de-Dôme : la création d’un « village d’artisans » sur une friche industrielle, né d’une coopération étroite entre un entrepreneur, son maire, la communauté de communes, l’État et la Capeb. Une démonstration de ce que peut produire un dialogue constant entre territoires et TPE, soutenu par des outils financiers comme le Fonds vert — aujourd’hui menacé.


Les propositions de la Capeb pour les Municipales 2026

Délais de paiement

  • Renforcer le dialogue collectivités–entreprises

  • Favoriser l’allotissement

  • Encourager les groupements momentanés d’artisans

  • Étendre le recours au gré à gré pour les travaux < 100 000 €

Développement économique

  • Faciliter l’installation et la croissance des entreprises artisanales

  • Associer les artisans en amont des projets d’aménagement

  • Structurer un véritable dialogue élus–artisans

  • Maintenir des outils financiers efficaces pour l’investissement local