Rénovation thermique plébiscitée à 88 %, sécurité des bâtiments intégrée à la première attente des Français, logement sur le podium des enjeux municipaux : la dernière étude de l’Institut Terram dessine un mandat 2026-2032 où le secteur du bâtiment apparaît comme l’un des pivots de l’action publique locale.
À quinze jours des municipales, le récit d’un supposé recul écologique ne résiste pas à l’examen des chiffres. L’étude montre au contraire une attente massive d’actions concrètes, visibles, ancrées dans le quotidien. Et ces actions passent d’abord par le bâti.
88 % pour la rénovation thermique : un plébiscite
C’est la mesure la plus soutenue de toute l’étude : 88 % des Français veulent que leur commune encourage davantage la rénovation thermique.
Isolation, performance énergétique, confort, baisse des factures : la transition énergétique devient une priorité locale immédiate. Elle n’est plus abstraite. Elle touche le logement, l’école des enfants, les équipements publics.
Pour les équipes municipales, c’est un terrain d’action clair. Pour les entreprises artisanales du bâtiment, c’est un axe stratégique majeur du mandat 2026-2032.
Sécurité : les bâtiments entrent dans l’équation
La sécurité arrive en tête des priorités (41 %). Mais surprise : 34 % des Français l’associent à l’état des bâtiments et des infrastructures.
Écoles vieillissantes. Équipements publics à moderniser. Réseaux à sécuriser.
La solidité du patrimoine communal devient un sujet électoral.
La sécurité ne se limite plus à l’ordre public. Elle englobe désormais la qualité et la fiabilité du bâti.
Logement : troisième priorité et enjeu central
Le logement se hisse au troisième rang des enjeux du mandat 2026-2032, cité par 28 % des Français, au même niveau que le dynamisme économique local.
Ce positionnement stratégique confirme que la question du bâti ne se limite pas à l’énergie. Elle englobe la production de logements accessibles, la rénovation du parc ancien, la qualité constructive, l’adaptation aux canicules ou aux inondations.
Dans de nombreux territoires, la tension sur le logement alimente les débats municipaux. La capacité des équipes locales à construire, réhabiliter, adapter deviendra un marqueur fort de crédibilité.
Le bâtiment n’est plus un secteur périphérique de l’action municipale : il en devient l’une des clefs de voûte. Construire. Rénover. Adapter. La pression sur l’offre, la performance énergétique, la qualité constructive : tout converge vers le secteur du bâtiment.
Un mandat concret, territorial, opérationnel
74 % des électeurs affirment que les propositions environnementales compteront dans leur vote. Mais ils veulent du concret. Pas des slogans.
Rénovation thermique, modernisation des écoles, adaptation climatique, logements performants : les attentes correspondent directement aux compétences des 500 000 entreprises artisanales du bâtiment, présentes partout sur le territoire.
Le rapport montre ainsi que le mandat municipal 2026-2032 sera profondément opérationnel. Les électeurs ne réclament ni slogans ni postures. Ils demandent des bâtiments rénovés, des infrastructures fiables, des logements adaptés et des équipements sécurisés. Dans cette configuration, le bâtiment apparaît comme l’un des pivots de la crédibilité municipale. À l’approche des élections, une chose est claire : le prochain mandat sera territorial, pragmatique et ancré dans le réel. Et il passera, pour une large part, par les chantiers.
Dominique PARRAVANO




















