Si les impacts sont encore très difficiles à chiffrer, il apparait, selon elle, que d’ores et déjà 80 % des trains ont été supprimés sur la période, et que deux jours de grève déstabilisent l’outil de production et l’approvisionnement des chantiers pour quatre jours en moyenne, du fait notamment de la replanification difficile, voire impossible, des sillons et de la remise en route du fret post-grève.

Si les grèves perdurent, les producteurs de granulats (qui acheminent onze millions de tonnes annuelles, soit 13 % du trafic des granulats en tonnes/kilomètres) craignent que leurs clients, dans une période de demande qui se ranime, cherchent des solutions d’approvisionnement qui passeront par la route.

Au-delà de la grève, le fret ferroviaire était déjà fragilisé et menacé faute de financements et d’entretien des lignes capillaires tandis que, du côté du fluvial, le récent rapport du Conseil d’orientation des infrastructures vient de recommander la “dénavigation” de 20 % du réseau navigable.

L’UNPG, acteur engagé et incontournable des modes de transport alternatifs à la route, s’inquiète de l’avenir du ferroviaire et du fluvial en France et demande aux Pouvoirs publics la mise en place d’une feuille de route volontariste et réaliste à la hauteur de ses ambitions environnementales.