Il n’y a bien évidemment pas de fenêtres de toit contemporaines à la Sainte-Chapelle. Cela n’a pas empêché les fondations Velux de financer la moitié des 10 millions d’euros nécessaires à la rénovation des vitraux de cette église parisienne édifiée par Saint-Louis, l’un des premiers sites touristiques de la capitale et un joyau de l’architecture gothique. Au début de cette année, trois verrières ont pris la route vers deux ateliers de restauration. Béatrice Alliou, vitrailliste au Mans, accueillera deux de ces pièces hors du commun.  Son intervention d’artisan d’art sera encadrée par un comité d’experts (scientifiques, historiens, professionnels…). Cet artisanat d’art fait en outre appel à des technologies de pointe, comme la lecture infrarouge et la prise d’empreinte. Une autre entreprise installée à Chartres aura la charge du troisième vitrail. La rénovation des vitraux de la Sainte-Chapelle est prévue pour durer jusqu’en 2013, par étapes.