Quid de la libéralisation du marché énergétique français, voulue par l’Union européenne ? Six ans après, les résultats ne sont pas très convaincants. En se penchant sur notre situation hexagonale, la Commission européenne avait émis des inquiétudes quant aux pratiques commerciales d’EDF. Les contrats passés par l’opérateur national avec les grandes entreprises risquaient en effet de limiter sérieusement la concurrence. De là à y voir un abus de position dominante, il n’y avait qu’un pas. Prenant les devants, EDF a présenté une série d’engagements à la Commission européenne. Chaque année, 65 % du volume d’électricité que ce groupe fournit aux grandes entreprises seront remis en cause, soit du fait de la période d’engagement, soit du fait de la résiliation du contrat sans frais par le client. La durée des nouveaux contrats conclus ne devra pas excéder cinq ans. Des mécanismes de revente des surplus seront également mis en oeuvre. La Commission européenne surveillera de près le respect des engagements.